Sabotage doux
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Je sais ce qui est bon pour moi… et pourtant, je ne le fais pas

Il y a ces matins où tu ouvres les yeux avec une intention douce. Aujourd’hui, je vais prendre soin de moi. Je vais bien manger. Bouger mon corps. Dire non à ce qui m’épuise. Méditer. Écrire. Respirer. Et puis… le tourbillon : le retour du sabotage doux.

Un mail de trop. Un appel. Une contrariété. Une compulsion sucrée. Une fatigue qui s’infiltre. Une urgence qui n’en est pas vraiment une. Et le soir venu, la même ritournelle : “Je savais pourtant ce qui était bon pour moi. Et je ne l’ai pas fait.” Tu t’endors avec un sentiment de culpabilité : celui d’avoir manqué d’amour, de respect et d’écoute de toi-même.

Le sabotage doux : quand notre corps dit “pas encore”

Mais ce n’est pas de la paresse ni un manque de volonté. C’est souvent plus subtil, plus souterrain. C’est un geste inconscient de protection. Parfois, ne pas faire ce qui est bon pour nous est une manière d’éviter une transformation. Car changer, même en mieux, demande de laisser mourir une part de nous. Et cette part, même si elle nous freine, nous rassure. Elle est connue. Prévisible. Sécurisante. Alors on freine doucement. On remet à demain. On fait semblant d’oublier. Et ce n’est pas grave. C’est même terriblement humain.

La sagesse oubliée du rythme

Dans une société qui glorifie la performance linéaire, on oublie que nous sommes faites de cycles. Il y a des jours pour avancer. Et d’autres pour ralentir, pleurer, paresser, digérer.

Faire ce qui est bon pour toi ne veut pas dire le faire tous les jours de la même façon.

Cela veut dire honorer ton besoin du moment. Et parfois, ce qui est bon pour toi… c’est justement de ne pas faire. D’observer. D’écouter. De retarder un peu. Il n’y a pas de trahison dans ce flottement. Il y a un appel à ralentir pour mieux revenir. Pour cela, tu peux suivre ton cycle menstruels (c’est un merveilleux outil pour apprendre à te connaitre et à honorer ton corps de femme), le cycle de la lune pour faire ce qui est le mieux en fonction de ton énergie du moment.

Reconnexion à soi - Lune & Essence

Retrouver ton axe : trois clés simples et sacrées

Transforme la culpabilité en tendresse. Quand tu constates que tu n’as pas fait ce qui était bon pour toi, dis-toi : “Je me pardonne. Je suis en chemin. Je suis humaine.” Puis fais un tout petit geste symbolique de retour à toi : allume une bougie. Bois une tisane. Mets ta main sur ton ventre. Respire. Apporte-toi la douceur, la tendresse et le réconfort dont tu as besoin à cet instant (donne-toi les gestes que tu offrirais à un proche aimé à cet instant là).

En vérité…

Écoute-toi avant d’agir. Avant de faire ta routine, pose la main sur ton cœur. Respire. Demande à ton corps : De quoi as-tu besoin, là, maintenant ? Et accepte la réponse, même si elle ne ressemble pas à ce que tu avais prévu.

Célèbre les petites fidélités. Tu n’as pas fait ta séance de yoga complète, mais tu t’es étirée en respirant. Tu as oublié ta méditation, mais tu as fermé les yeux cinq minutes au soleil. Chaque geste de retour à toi est une victoire. Célèbre-le comme tel.

Tu sais déjà ce qui est bon pour toi. Ce n’est pas la connaissance qui manque, mais la douceur d’incarner ce que tu sais, à ton rythme, avec compassion. Ton corps n’est pas ton ennemi. Il ne t’empêche pas : il te protège. Et chaque fois que tu l’écoutes vraiment, chaque fois que tu reviens à toi, même brièvement, tu répares.

Ce n’est pas une question de perfection. C’est une question de présence.

Tu as envie d’en parler ? Qu’on trouve des solutions ensemble ? Ou peut-être as-tu des conseils bienveillants ou astuces à transmettre ? Laisse-moi un commentaire.

Avec douceur et lumière,

Guide des femmes en métamorphose
Créatrice de rituels et espaces sacrés

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