Toutes tes émotions comptent

“Y a toujours pire ailleurs” : Oui, mais t’as quand même le droit de pleurer dans ton bain

Que les choses soient claires, tu as le droit de pleurer dans ton bain même si tu as, comme toutes déjà entendue au moins une fois : “Allez, relativise, y a pire dans la vie. Regarde en Afrique !” (Bien souvent dite par quelqu’un qui n’a jamais mis un orteil hors de son village mais qui détient un master en minimisation des émotions.)

Et là, tu te sens un peu nulle.

Parce que toi, tu pleures pour un texto lu mais non répondu, un jean qui ne ferme plus depuis Noël 2017, ou cette impression que ta vie est un mélange bancal entre “Bridget Jones” et “Koh-Lanta”, mais sans les plages et sans les colliers d’immunité. Alors forcément, tu culpabilises. “Mais pourquoi je me sens aussi mal alors que j’ai un toit, un job, deux reins fonctionnels et même un lave-vaisselle ?”

Spoiler alert : tes émotions n’ont pas besoin d’un passeport pour exister.

Ce n’est pas parce que quelqu’un vit un tsunami émotionnel à l’autre bout du monde que ta tempête intérieure est une petite brise insignifiante. L’échelle de Richter des émotions n’a pas été créée pour comparer les drames.

Tu pleures ? Tu doutes ? Tu te sens fatiguée alors que “techniquement tu n’as rien fait de fou” ? Et bien, c’est légitime.

Ton corps, ton cœur, ton cerveau, ils vivent des trucs. Et eux, ils s’en foutent que ta voisine Gertrude ait eu 12 enfants, un travail sans intérêt et une phobie des chiens.

Il y a ces jours où tout t’échappe un peu. Tu souris, polie, alors qu’à l’intérieur, ça tangue. Tu dis que ça va, parce que c’est plus simple. Parce qu’on t’a appris à minimiser, à enfouir, à relativiser. “Tu exagères.” “Tu te prends la tête.” “Tu devrais être heureuse.”

Mais la vérité, c’est que tes émotions ont le droit d’exister. Même celles qui dérangent. Même celles qu’on juge “trop”. Tu as le droit d’être bouleversée sans avoir à te justifier. Le droit d’avoir mal, même s’il ne s’est “rien passé de grave”. Le droit de pleurer, d’être en colère, de ne pas comprendre ce que tu ressens.

Tes émotions ne sont pas un bug à corriger. Ce sont des messagères. Des guides. Elles parlent ta langue intérieure, celle de ton corps, de ton cœur, de ton histoire. Et si au lieu de les faire taire, tu leur ouvrais un espace ? Un silence doux. Une main posée sur ton ventre. Une respiration plus lente. Juste pour leur dire : “Je vous entends. Je vous vois. Vous avez votre place.” Il n’y a rien de faible à ressentir. C’est même une force immense : celle de t’aimer sans conditions, même dans le chaos.

Alors aujourd’hui, fais-toi cette promesse : Tu n’as plus à t’excuser d’être entière.

La douleur ne se compare pas, elle s’écoute. Tu as le droit de pleurer, sans devoir te justifier.

Tu n’es pas une drama queen si tu te sens dépassée parce qu’on a annulé ton brunch, ou parce que ton partenaire a encore oublié ton “fameux besoin de communication”. Tu es juste humaine. Et spoiler : même Wonder Woman a sûrement des jours où elle pleure dans sa cape.

Ce n’est pas une compétition de souffrance. Il n’y a pas un jury invisible qui te regarde en disant : “Euh… 5/10 pour la crise existentielle. La candidate aurait pu attendre une vraie tragédie, genre météorite imminente ou invasion de zombies.”

Non.

Ta douleur est à toi. Ton ressenti est réel. Et tu as le droit de le vivre pleinement, même si t’as toujours des réserves de chocolat dans ton placard (respect).

Ce n’est pas ce que tu vis à l’extérieur qui mesure ton droit à souffrir. C’est ce que ça te fait vivre à l’intérieur. On a souvent appris à classer la douleur comme on classe des dossiers : grave, pas grave, ridicule, acceptable. Comme si le cœur suivait une logique administrative. Mais ton cœur n’est pas un tableau Excel. Il ressent. Point.

Et parfois, ce qui semble anodin aux yeux des autres t’ébranle en profondeur. Une remarque. Un silence. Un oubli. Et tout ton monde intérieur s’effondre un peu. Ce n’est pas un caprice. Ce n’est pas une faiblesse. C’est humain.

Tu n’as pas à prouver que tu souffres “assez” pour être entendue. Ta seule vérité suffit. Et si tu commençais à t’écouter comme tu écouterais une amie chère ?

Avec cette tendresse sans jugement. Avec cette présence simple. Pas pour résoudre. Juste pour accueillir. Parce que c’est là, dans cette écoute sincère, que la douleur se transforme. Elle se déplie, se raconte, puis s’apaise.

Alors même si personne ne comprend, même si c’est “pas si grave”, même si tu as toujours des réserves de chocolat dans ton placard…
Tu as le droit d’avoir mal.
Le droit d’en parler.
Le droit de mettre des mots, des larmes, du silence.
Et peut-être qu’en t’accordant ce droit, tu ouvriras la voie à d’autres pour faire de même. Parce qu’écouter sa douleur, c’est déjà commencer à se guérir.

Et si on arrêtait de culpabiliser d’être humaines ?

Tu veux pleurer ? Pleure.
Tu veux râler ? Râle.
Tu veux t’allonger sur le canapé et fixer le plafond en te demandant si ta vie a un sens ou si tu devrais juste devenir bergère en Islande ? Vas-y.
Parce que s’autoriser à ressentir, c’est le premier pas vers la guérison.
Et c’est vachement plus sain que d’enfouir tout ça sous une couche de “ça va, y a pire ailleurs”.

Tu as le droit de pleurer

En résumé ?

➡️ Oui, y a toujours pire ailleurs.
➡️ Mais toi, t’es ici, maintenant, avec ton vécu, tes émotions, tes humeurs lunaires.
➡️ Et tu es totalement légitime d’avoir ton quart d’heure de spleen, même si c’est pas la fin du monde.

Alors lâche prise, fais-toi un thé, mets une playlist triste si besoin, pleure un bon coup… Et rappelle-toi : tu n’as pas besoin d’un drame digne d’un téléfilm TF1 pour que ta douleur soit entendue.

Tu existes. Tu ressens. Et c’est déjà magnifique. Même si t’as toujours pas retrouvé ta deuxième chaussette.

Et maintenant… que choisis-tu pour toi ?

Tu viens de lire ces mots, et peut-être que quelque chose en toi s’est relâché. Un soupir, un “ouf”, un petit apaisement à l’idée que tu n’as pas besoin d’aller mal “à la hauteur” pour avoir le droit d’aller pas bien tout court.

Alors la vraie question maintenant, c’est : Qu’as-tu envie de t’offrir, là, tout de suite ? Un espace pour déposer ce que tu ressens ? Une main tendue pour traverser ce que tu vis avec douceur et sens ? Une autre lecture pour continuer à nourrir ton monde intérieur ?

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Ou peut-être que tu préfères encore flâner ici… Dans ce cas, je t’invite à explorer d’autres articles du blog, comme autant de bulles de reconnexion, d’inspiration ou d’introspection.

Quelle que soit la suite, rappelle-toi ceci : Tu n’es pas seule. Tu es digne. Et tu as le droit, toujours, d’être pleinement toi.

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Avec douceur et lumière,

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